Les prestations du Nouveau-Brunswick versées par l’ARC
Le Nouveau-Brunswick confie à l’ARC quatre programmes liés au revenu : un crédit trimestriel, deux montants familiaux mensuels et un paiement de rentrée en juillet.
Vérifié par Radif Partners · Politique éditoriale · Méthode
Le crédit pour la taxe de vente harmonisée du Nouveau-Brunswick (CTVHNB) accorde jusqu’à 300 $ au particulier, 300 $ pour l’époux ou le conjoint de fait et 100 $ par enfant de moins de 19 ans, avec 300 $ pour le premier enfant d’une famille monoparentale, de juillet 2026 à juin 2027. Il diminue de 2 % du revenu familial net rajusté au-delà de 35 000 $, une formule que l’ARC publie en entier : le montant se calcule donc au sou près. Les familles reçoivent aussi la prestation fiscale pour enfants du Nouveau-Brunswick (PFENB), 20,83 $ par mois et par enfant, réduite au-delà de 20 000 $ de revenu, et les parents qui travaillent pour un revenu modeste peuvent y ajouter le supplément au revenu gagné, jusqu’à 20,83 $ par mois et par famille. En juillet 2026, les ménages dont le revenu ne dépassait pas 20 000 $ ont reçu le supplément scolaire de 100 $ par enfant d’âge scolaire. Les montants pour enfants s’ajoutent au dépôt mensuel de l’allocation canadienne pour enfants ; le crédit pour la TVH suit l’allocation fédérale trimestrielle pour l’épicerie et les besoins essentiels. Les quatre programmes sont financés par la province et calculés à partir des déclarations de 2025, sans demande.
Crédit pour la TVH et prestation pour enfants du N.-B.
Crédit pour la TVH par an
800,00 $
| Chaque versement trimestriel | 200,00 $ |
| Prestation fiscale pour enfants, par mois | 41,66 $ |
| Supplément scolaire, juillet 2026 | 200 $ si nés de 2009 à 2021 |
Crédit pour la TVH : formule exacte de l’ARC (réduction de 2 %). Taux de réduction de la prestation pour enfants non publié au-delà du seuil.
Le crédit pour la TVH, calculé au sou près
C’est le seul programme du Nouveau-Brunswick dont la province publie tous les paramètres : le montant de l’ARC peut donc être refait. On part du total du ménage, puis on retranche 2 % du revenu familial net rajusté au-delà de 35 000 $. Le tableau applique cette règle à trois ménages, à quatre niveaux de revenu.
| Revenu familial net rajusté | Personne seule, sans enfant | Parent seul, deux enfants | Couple, deux enfants |
|---|---|---|---|
| 30 000 $ | 300,00 $ | 700,00 $ | 800,00 $ |
| 45 000 $ | 100,00 $ | 500,00 $ | 600,00 $ |
| 55 000 $ | 0,00 $ | 300,00 $ | 400,00 $ |
| 65 000 $ | 0,00 $ | 100,00 $ | 200,00 $ |
La réduction est douce, et identique pour tous les types de ménage : l’écart entre les colonnes reste donc constant jusqu’à ce que le plus petit crédit s’épuise. Dix mille dollars de revenu en plus coûtent 200 $ de crédit, ce qui explique que bien des familles de la classe moyenne de Dieppe ou d’Edmundston reçoivent encore quelque chose. Le crédit est versé avec l’allocation fédérale trimestrielle : la part d’un trimestre correspond au quart du chiffre du tableau.
Les montants mensuels des familles avec enfants
La prestation fiscale pour enfants
La prestation de base est de 20,83 $ par mois et par enfant, soit 249,96 $ par an. Elle diminue dès que le revenu familial net rajusté dépasse 20 000 $. L’ARC n’indique pas le taux de cette réduction : au-delà du seuil, seul votre avis donne le montant.
Le supplément au revenu gagné
Celui-ci récompense le travail plutôt que le nombre d’enfants. Il démarre quand le revenu gagné de la famille dépasse 3 750 $, grimpe jusqu’à 20,83 $ par mois à 10 000 $, puis s’amenuise entre 20 921 $ et 25 921 $ de revenu familial net rajusté. Une mère qui travaille à temps partiel au salaire minimum, à Caraquet ou à Shippagan, tombe souvent en plein dans la zone où il est versé en entier.
Le supplément scolaire de juillet
Une fois par année, en juillet, la province ajoute 100 $ par enfant pour les familles dont le revenu de 2025 ne dépasse pas 20 000 $. Le paiement de 2026 visait les enfants nés du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2021, soit à peu près le groupe d’âge scolaire de l’année qui commence. Pas d’échelle dégressive : un dollar de trop et le supplément est perdu, tout le contraire du crédit pour la TVH.
Une famille de Moncton, étape par étape
Prenons un père seul de Moncton avec deux enfants de 7 et 10 ans, un revenu gagné de 18 000 $ et un revenu familial net rajusté de 18 000 $ pour 2025. Son crédit pour la TVH est de 700,00 $ par an, le montant entier puisqu’il se trouve sous 35 000 $. La prestation fiscale pour enfants verse le plein montant, 41,66 $ par mois pour les deux enfants, son revenu étant sous 20 000 $, et le supplément scolaire de juillet a apporté 200 $. Ses gains dépassent les 10 000 $ requis pour le supplément au revenu gagné maximal, et son revenu reste sous la zone où il diminue : il reçoit aussi 20,83 $ par mois.
Si son revenu montait à 45 000 $, le crédit pour la TVH baisserait à 500,00 $, le supplément au revenu gagné disparaîtrait et la prestation pour enfants serait réduite d’un montant que l’ARC ne publie pas.
Quand arrive chaque montant
- Prestation fiscale pour enfants et supplément au revenu gagné : chaque mois, dans le dépôt de l’allocation canadienne pour enfants (voir les dates de versement de l’ACE).
- Supplément scolaire : une fois par année, en juillet, pour les familles sous la limite de revenu.
- Crédit pour la TVH : chaque trimestre, avec l’allocation fédérale, le 3 juillet 2026 et le 5 octobre 2026 en 2026, puis en janvier et en avril 2027.
Lire les deux avis
Comme les programmes suivent deux versements fédéraux, l’information se répartit sur deux avis. L’avis de l’allocation canadienne pour enfants, envoyé chaque juillet, indique la prestation fiscale pour enfants et, s’il y a lieu, le supplément au revenu gagné. L’avis de l’allocation fédérale trimestrielle indique le crédit pour la TVH. Dans Mon dossier, le même partage apparaît. Quand un montant semble faux et l’autre juste, la cause tient souvent à un détail propre à ce programme, comme le revenu gagné pour le supplément ou le nombre d’enfants de moins de 19 ans pour le crédit, plutôt qu’au revenu total, qui sert aux deux.
Les erreurs qui coûtent cher aux familles du Nouveau-Brunswick
La plus fréquente est la déclaration manquante. Les quatre programmes lisent la déclaration de 2025 de chaque conjoint ; s’il en manque une, l’ARC ne peut en calculer aucun. La deuxième touche l’état civil : un couple qui vit ensemble depuis douze mois, ou qui a un enfant, est en union de fait pour ces programmes, et déclarer les deux adultes comme célibataires crée des trop-payés que l’ARC récupère ensuite sur les dépôts suivants. La troisième est la nouvelle cotisation : quand l’ARC modifie une déclaration de 2025, les quatre programmes sont recalculés d’un coup, et l’écart apparaît sur les dépôts suivants.
L’avis de l’ARC fait foi pour le montant versé. Ce guide applique les formules publiées et ne donne pas de conseil individuel.